Jurassattack!

 Ils sont très beaux, ils sont terriblement tentants mais ils peuvent s’avérer aussi assez redondant avec ce dont je dispose déjà ou requièrent une dose d’encre un peu angoissante et il y a peu de chance que leur force d’attraction, bien que pernicieusement continuelle, les amène jusqu’à mon imprimante avant fort longtemps. Ce sont probablement de fort bon jeux et il se peut très bien que lors d’un creux ludique, ils apparaissent sur ma table mais en attendant, leur appel restera lettre morte. Ne vous y trompez pas: leurs mécanismes ne se ressemblent pas, leurs façons de jouer et leurs graphismes non plus. Je doute seulement de pouvoir les expérimenter personnellement. Par extension, il me sera difficile de leur consacrer un article entier incluant mes impressions. Pourtant ces jeux m’attirent étrangement et j’ai très envie de les présenter. En voici donc un premier.


 Jurassattack! est paru en 2015. Les fichiers imprimables du jeu ont été mis à notre disposition grâce à sa campagne de crowdfunding. Le jeu se joue strictement à deux et n’est composé que de deux decks identiques de 27 cartes. Les cartes sont somptueuses, dans un style un poil over the top qui convient très bien à l’ambiance que veut se donner le titre. Le PNP contient les visuels définitifs des cartes en niveaux de gris. Votre jeu devrait ainsi rester à la fois joli et peu couteux, un peu de fantaisie dans votre création (papier de couleur, retouches post impression, etc) devant suffisamment pimper les decks pour éviter un sentiment de succédané.91c7f2d60b73843f053fb4f8efde196c_original

Dans Jurassattack!, vous combattez avec des dinosaures qu’il faut combiner pour surpasser les propres groupes de votre adversaire. Certains mécanismes semblent très bien trouvés et un poil casse-tête.

Chaque joueur dispose d’un deck de carte identique composé de 8 types de créatures. Chaque carte dispose d’une valeur de férocité, d’un nombre de points de victoire et d’un texte à effet.  Chaque joueur pioche 5 cartes dans son deck et les garde sobrement en main. Le premier joueur sélectionne un nombre de cartes dinosaures de la même famille de son choix qu’il place face cachée sur le tapis de jeu (la table/la nappe/le gazon…). Le second fait de même puis tout le monde révèle ses cartes. Celui dont le pack de dinosaure a la meilleure valeur cumulée de férocité gagne la manche.

pic2591381Très simple, très efficace mais trop banal ? C’est là que certains détails font toute la différence. Le gagnant de la manche score les cartes de son adversaire (qu’il récupère puis stock à coté de son propre deck) et défausse celles qu’il a utilisé. Le perdant de la manche pioche de façon à avoir à nouveau 5 cartes tandis que le gagnant ne peut pas faire de même. Donc perdre en utilisant trop de dinos concède trop de points à l’adversaire et gagner en utilisant trop de cartes dépouille très vite. Le jeu promet ainsi de s’équilibrer naturellement et de nous obliger à percer les mystères de la sélection adverse pour constamment s’économiser. De plus, perdre à dessein et gâcher les cartes de l’adversaire peut s’avérer une facette stratégique intéressante.

deuxième effet kisscool: On joue les dinosaures par famille mais certaines cartes sont compatibles avec d’autres familles. Il y a donc un certain nombre de petits combos à découvrir et un même nombre de cartes peut signifier beaucoup de choses différentes. Autre exemple: les cartes les plus fortes sont celles qui se jouent seules. Pourtant, des cartes œufs peuvent quand même leur être accolé. Ces œufs n’augmentent pas l’attaque de votre pack de dinosaures mais valent des points que vous pouvez récupérer en cas de victoire quand bien même vous seriez le joueur qui les a posé. La déduction de la sélection de votre adversaire s’en voit d’autant plus complexifiée et le timing d’utilisation de vos œufs devrait vous donner de petites suées. pic2574855

Pourtant, face à la profusion d’options de couplage, n’est-il pas au final quasiment impossible de savoir ce que l’adversaire pose ? J’imagine que c’est ici que le bluff rentre en compte. Attention alors à bien jouer le jeu car si la partie se transforme en une simple pose de carte, on risque peut-être de s’ennuyer sec. C’est là mon inquiétude principale. Si il m’est impossible de deviner ce que l’adversaire pose, alors tout n’est que hasard. Si tout n’est que hasard, alors il faut se cantonner aux meilleures cartes possibles, sans variations autres que l’aléatoire de la pioche. Compter le nombre de carte en se souvenant de ce qui est tombé doit aussi apporter un plus indéniable dans la jouabilité mais je doute qu’au rythme d’une partie de temps à autres on s’imprègne du jeu au point de pouvoir le faire avec fluidité. Les chroniqueurs internationaux l’annoncent rapidement: Jurassattack! est un jeu léger avec lequel on ne se prend pas trop le chou. Il faut donc éviter de trop gamberger avant de l’essayer.

Green couch games est à l’origine de super jeux, notamment Best treehouse ever qui se verra les honneurs d’un article ici plus tard. Facile dès lors d’imaginer que Jurassattack! est aussi agréable qu’il semble l’être. Le jeu se permet même une petite review positive de Tom Vassel.

Voici le lien de téléchargement planqué sur la page du kickstarter. N’oubliez pas d’imprimer deux fois chaque fichier et de vous arranger pour les différencier (au moins au recto) pour ne pas avoir à les trier à chaque début de partie.

Crédit bannière: the league of nonsensical gamers

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