Karmaka

Une fois dépassées les sempiternelles listes boardgamegeek, Karmaka est le premier jeu en print and play à apparaitre sur Google. Lancé sur Kickstarter début 2016, karmaka se joue de deux à quatre joueurs en l’espace d’une petite heure.

A l’aide de cartes aux valeurs et aux effets variés, les joueurs devront escalader l’échelle karmique en se réincarnant dans des organismes de plus en plus évolués de façon à atteindre l’illumination.

Pour jouer à Karmaka, il vous faudra imprimer 12 pions, un plateau de jeu et 8 pages de 8 cartes chacune. Le verso des cartes est optionnel et inclus dans un fichier à part. Il vous faudra un pion supplémentaire de votre cru par joueur pour finalement lancer votre partie.

Vous pouvez télécharger le jeu sur le site officiel de Karmaka. Seule la moitié gauche des cartes est colorisée. Ça n’est ni un effet de style ni un mecanisme influençant le gameplay. L’éditeur utilise cette division visuelle pour nous rappeler qu’il nous offre un jeu complet mais destiné principalement aux tests et à la découverte, appuyant ainsi notre nécéssité d’achat ultérieur. Le jeu se joue fort correctement tout de même, bien que cette rupture  puisse perturber.

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Image de Chris Hansen, qui prend des photos d’absolument tout.

Karmaka repose sur une gestion de deck permanente, une course entre joueurs ainsi qu’une balance entre réussite d’objectifs intermédiaires et interventions dans ceux de l’adversaire.

Lors de son tour, un joueur pioche une carte de sa réserve personnelle (sa vie actuelle) puis joue (ou non) une unique carte. Il peut choisir de la poser dans son camp, l’utilisant alors seulement pour sa valeur numérique ou l’activer et ainsi l’utiliser pour son effet. Pour grimper d’un niveau dans l’échelle karmique, il faut réussir à cumuler des cartes d’une valeur suffisante, chaque étage de l’échelle requérant un résultat différent. Les résultats ne se cumulent que par couleur. Un 3 rouge et un 2 bleu ne formant ainsi jamais un 5.

Si le joueur choisi d’utiliser l’effet d’une carte, il l’active puis la donne à son adversaire qui décide alors de la conserver ou de la défausser définitivement. Si celui-ci la garde, il l’inclut dans la pile de sa future vie, une pile qui lui servira de prochain deck personnel après sa mort.

Un joueur peut aussi considérer que passer son tour est la meilleur option. Enfin, en lieu d’action, il peut sélectionner une carte de sa main et l’ajouter directement dans la pile de sa prochaine vie.

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Plateau tiré du Kickstarter. Le votre sera à moitié en gris.

Lorsqu’un joueur n’a plus de carte dans son deck ni dans sa main et que vient son tour, il meure et se réincarne. Toutes les cartes qu’il avait posé devant lui sont défaussés définitivement. Si ce joueur a réussi à dépasser le résultat requis, il est promu à une vie meilleure et monte d’un niveau. Il récupère les cartes précédemment empilées dans le deck de sa future vie, qui forment ainsi sa nouvelle main, et pioche autant de carte du deck principal commun qu’il en faut pour qu’il ait 6 cartes en tout et pour tout. Si il a dors et déjà 6 cartes, alors il ne pioche pas. Ces quelques cartes issues du deck commun n’intègrent pas sa main et s’empilent en une pioche de laquelle il tirera ses cartes durant sa vie actuelle.

Un joueur n’ayant pas atteint le résultat escompté pour passer au niveau supérieur ne régresse pas d’un échelon. Un joueur atteignant le dernier niveau du plateau, l’illumination, gagne la partie.

Karmaka est un jeu dans lequel tous les participants sont intimement interconnectés. Faire une crasse à un adversaire lui donne plus de pouvoir lors de sa prochaine réincarnation et l’élément de course donne un réel sentiment de coude à coude. La pioche personnelle est minuscule. Il faut éviter d’y inclure des cartes trop faibles tout en s’assurant de conserver des atouts. Il faut donc parfois sacrifier des cartes de façon à se renforcer dans sa prochaine vie. Il faut toujours garder un œil sur le « plus tard ». Il est même parfois nécessaire d’utiliser des cartes qui épuisent la réserve personnelle dans le but de mourir plus vite et de se réincarner plus tôt.

Pour un simple jeu de pose de carte aux options limitées, karmaka s’offre de bonnes petites potentialités. A l’inverse, certains joueurs pourront le considérer trop répétitif ou trop aléatoire, comme on pourrait s’y attendre avec un jeu de pose de carte à effets, sans éléments spatiaux ni de négociation, jouant beaucoup sur de la pioche. Pourtant Karmaka s’avère net et efficient dans sa façon de procéder.

L’effet des cartes est généralement assez simple mais puisque chaque carte du jeu contient du texte, la partie peut s’en trouver ralentie. Si besoin, l’éditeur propose un récapitulatif des cartes et de leurs effets en français.

Jongetsgames propose une partie de Karmaka de bout en bout particulièrement claire et accessible. Bien qu’en anglais, cette vidéo est pile ce qu’il faut pour se faire une sacrée idée du plaisir qu’on peut retirer (ou non) de ce jeu.

Rappelez vous que le site officiel de Karmaka vous livre tous les fichiers à imprimer sur un plateau.

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