No table ? top !

Existe-t-il des jeux à imprimer qui n’ont besoin d’aucun support pour être sortis ? Certains se font discrets, d’autres sont denses et ramassés, certains tiennent sur un plateau repas, d’autres sur un accoudoir, certains ne nécessitent qu’extrêmement peu de cartes mais peut-on en trouver qui n’ont besoin d’aucun support de pose ? Enquête !

Nous aurions pu mentionner Oddball aeronauts mais les fichiers (même les work in progress) ont disparu de la surface du net dès la sortie officielle du jeu, rendant toute impression artisanale impossible. Nous aurions aussi pu parler de palm island mais même topo, sorti du kickstarter, plus rien. La quête est-elle vaine ?

Oddball-Cards2
Image tirée de la review d’oddball par boardgame quest.

Il reste encore dragonpunch ! Le jeu date de 2014 et est issu du 18 cards microgame challenge. Bien que publié par la suite, les fichiers restent accessibles à ceux qui savent où les chercher. Motivé par sa petite idée, Koen Hendrix (designer discret mais très bavard sur BGG) continua de bosser sur le jeu bien après la fin du concours (qui lui préféra de peu sa seconde entrée: crannog), ce qui donne un objet bien poli.  Dragon punch est un pur duel dans le creux de la main. 7 cartes par joueur, pas de pioche et un système qui repose sur le pivotage et le retournement de ses atouts, Dragon punch mime le jeu vidéo de combat à la volée. Attaque, blocages, esquive, attaques spéciales contre points de vie déclinants, le tout semble couler de source. Puisque les deux joueurs disposent des même cartes, le jeu semble surtout reposer sur des capacités de prévision accrues. Les critiques du jeux pointent efficacement ses limites de leur petit doigt digital mais avec un total de 21 cartes, inutile de s’attendre à beaucoup de profondeur. Esperont seulement que ça ne fasse pas un Terrible monster.

Dragon Punch kickstarter card game sample hand
Image tirée de la critique de Steven Tudor sur Pollyhedron collider.

Ainsi leur existence est avérée ! On peut donc véritablement trouver, au détour d’internet, des jeux qui n’ont besoin d’aucun support (il en reste du moins encore un…) mais le sujet reste à creuser et de nouvelles preuves de la viabilité d’un tel concept seront toujours recherchées et chéries. Si d’aventure il vous arrivait de prendre connaissance de l’existence de tels jeux, je vous conjure de me le faire savoir.


Cependant !

Cependant, un lecteur fort obligeant, Benjamin, m’aura offert de nouvelles pistes de recherches, très complètes et définitivement utiles. Parmi les nouvelles informations ainsi débloquées sont à retenir:

  • l’existence de fichiers bien planqués pour Oddball aeronauts (cachés sur le kickstarter dédié à leur extension). Les cartes de deux factions (nécessaires donc pour une partie 2 joueurs) sont disponibles ici, en version brouillon tandis que les règles se cherchent . Pourquoi devriez-vous tenter oddball aeronauts malgré un look aussi délabré ? Pour cette raison. Ou par ici pour ceux qui préfèrent l’anglais écrit.
  • l’existence d’un intriguant exercice en solitaire en cours de développement sur boardgamegeek, i am lynx. L’idée est intéressante, le style et l’ambiance aussi; le projet est en phase de peaufinage. Pour l’instant assez complexe, le jeu mérite qu’on suive sa progression vers la maturité.
  • l’existence d’une geeklist assez chargée de jeux qui (attention, mot clef important) ne requièrent pas de surface (plane). Parmi toutes les listes de « jeux à jouer durant les files d’attente » et autres « jeux debout », celle-ci est la plus achevée. Elle est constituée d’objets publiés officiellement mais nos esprits délinquants savent qu’il existe toujours un petit fichier caché quelque part. Ainsi, je me dois de vous signifier l’existence des imprimables suivants: Win, lose or banana; Two rooms and a boom; Pieces of eight (qui nécessite quelques ajustements); Gnomi; oh Quay (qui nécessite une impression préalable du decktet), le micro-minimaliste mine, all mine; New world colony, de l’inénarrable Todd Sanders, qui n’a pas trop l’air de pouvoir tenir dans la main; et enfin leur ancêtre décati à tous: Garden path.

Si la liste s’allonge effectivement, force est de constater que ces propositions sont soit assez anecdotiques soit trop peu affinées. Il faut donc nuancer ma conclusion initiale tout en soulignant qu’il reste encore pas mal de travail de conception pour combler un trou ludique tout de même assez important. Accompagnés des jeux qu’on peut sortir partout (coin age, coin tower…) et des jeux qu’on peut recréer à la volée (hive, tong, Achilles’ heel…), les jeux à sortir dans des moments incongrus sont tout aussi nécessaires, que ce soit en voyage ou au quotidien et méritent qu’on révèle un peu mieux la richesse potentielle de leur prise en main.

 

Double edit! Cet article est un titanic post-iceberg. En effet, en sus de tous les ajouts précédents il me faut révéler que les fichiers de palm island ont en fait été discrètement transmis au public ! Quel bazar…

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