K-day: Kaiju war

En 2017, j’écrivais:

« Les roll and write sont un domaine un peu a part du jeu de société à imprimer. En effet, pas de lamination envisageable. Ou à l’inverse, ils requièrent une plastification tellement fiable qu’on puisse la maculer de marqueur effaçable. Comme un legacy, le roll and write implique qu’on sacrifie son impression, chaque plateau étant par essence à usage unique. Pour l’instant, la pratique me perturbe. Il existe pourtant de grands classiques du genre, comme utopia engine ou 30 rails, à la réputation durablement sans faille. De même, bien que relativement discrète, l’offre s’étoffe constamment (en neuf ou en impression). Ancien artifact et welcome to dino world en sont d’ailleurs les derniers arrivés à la mode. »

Le monde a depuis radicalement changé, mon avis pas tant que ça. Le petit univers du roll and write, longtemps représenté par l’austère mais efficace Décathlon du célèbre Reiner Knizia, a totalement explosé, les références alléchantes se sont démultipliées. 2020 et un discret confinement ont aussi permis à la pratique de s’extraire de sa bulle, grâce à l’inventivité des auteurs autant que leur générosité. Corinth, Tanuki market, Imperial settlers roll&write, Holmes and Watson 1890 london fog, Roll to escape, Fullmoon, voila déjà quelques titres en pagaille que je garde sous le coude. 

pic1802944

Avant tout ça vous vous en doutez, il y avait Kaiju war et il me faut en parler. Il me faut en parler car c’est le second jeu que j’ai imprimé en débutant ce hobby. Comment ne pas pétiller devant la promesse d’incarner un monstre nucléaire gigantesque piétinant le japon ?  Il me faut aussi en parler car je n’y ai jamais joué et qu’il devient de plus en plus apparent que je n’y jouerai probablement jamais. Il serait toutefois injuste que Kaiju war meure en silence dans mon étagère. Voici donc son rapide chant du cygne. 

Jeu solo né en 2013, Kaiju war agglomère quelques critiques joviales.
– I‘m a novice at pnp games, but i really enjoy playing this.
– Very fun for a few plays.
– Difficult without being depressing.

hommer

K-Day : Kaiju War !, de son titre complet, est un jeu de dés qui utilise un système de points d’action. À l’aide de la feuille de jeu à biffer dans tous les sens, de 11 dés à 6 faces (6 d’une couleur, 5 d’une autre) et de jetons pour représenter les kaijus, vous ravagerez gaiement le Japon avant de vous heurter aux forces de défense humaines et à d’autres monstres se mettant en travers de votre chemin. Vous devez marquer 300 points de victoire en détruisant des villes pendant 14 jours. Zillasaur, le monstre de base que vous incarnez dispose chaque jour de 4 points d’action utilisables pour se déplacer, attaquer des villes, gagner des points de vie ou engager un combat.

Le jeu est-il bon ? Il apparait en tout cas dans une bonne petite poignée de liste d’utilisateurs de Boardgamegeek. En ce qui me concerne, je vais rester sur des titres bien plus basiques, sans aucun besoin d’implication comme, disons, 9 circles ou Lantern car même si j’aime l’allure de Kaiju-war et ses prémices, son système ne m’intéresse plus vraiment et j’ai encore du mal à me plonger dans ce monde si particulier de la feuille volante. Peut-être que Kaiju war sera plus adapté à vos envies.

Crédits photos: Zombie Homer, son créateur.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s